Dans la journée je me fais filouter l'ordi par les enfants et le soir par leur mère.
Heureusement ces petits êtres faibles et fragiles que sont les femmes et les enfants dorment la nuit.
Moi non.
Il est malgré tout difficile de bloguer dans ces conditions extrêmes.
En attendant la nuit, pour occuper ma soirée je devais choisir entre
ça
ou ça
Vous noterez au passage que je suis pas super doué pour prendre des concerts en photo. Des fois ça donne des trucs rigolos :
le plus souvent c'est n'importe quoi :
(ici avec un peu d'imagination on distingue des très jolies et gracieuses jeunes filles en train de danser devant la scène.)
Le concert avait lieu derriere chez moi, le match de foot dans mon salon, j'ai ouvert la fenêtre et écouté le concert en regardant la télé. Les commentaires parvenaient à mon oreille malgré tout et j'ai pu m'amuser du sport favori des commentateurs sportifs : l'amnésie à ultra courte portée.
Pendant 1 heure ils ont glosé sur la tactique et l'organisation parfaite des russes et l'impossibilité pour les anglais d'espérer gagner le match, puis glosé tout pareillement l'heure suivante en inversant juste les nationalités dans leurs phrases.
Là où ils sont très fort c'est qu'ils ont toujours raison à la fin.
Ce qui a sauvé les anglais, à les écouter, ce sont trois français rentrés en cours de jeu. Sous le premier empire on les aurait passés par les armes, mais là on cocoricotait presque comme si c'était la France qui gagnait la Supercoupe d'Europe.
Et comme d'habitude on félicitait le coach de son coaching, ie du génie témoigné en ayant fait rentrer des remplaçants qui gagnaient in extremis le match à eux tous seuls. Alors qu'on pourrait plus logiquement dire que le coach s'était planté en beauté en alignant sur le terrain des gros nuls au début avant de s'apercevoir de son erreur et de faire rentrer des bons joueurs.
Le match prit fin avant le concert et je ne restai pas à regarder la distribution de sucettes aux vainqueurs, grâce à quoi vous avez le privilège de voir les photos de ce groupe légèrement hétérogène, autobaptisé Nomada, groupe de world hongrois (?!), composé de trois musiciens tziganes, d’une chanteuse de
blues et d’un violoniste de jazz.
J'ai constaté que les moeurs avaient évolué et que maintenant on venait aux concerts en plein air avec un iguane perché sur l'épaule, pov bête.
Je remarquai la présence à ma grande surprise d'une sorte d'ernestine gibolin à la anitta, une terne et pâle cinquantenaire que je vois quotidiennement trimballer son caniche d'un espace vert à un autre jusqu'à obtention de crottes diverses.
Ils étaient là tous les deux, l'une attachée à la laisse de l'autre, et ernestine gibolin se déhanchait en une approximation de danse.
Là c'était trop, je suis rentré dans mon chez moi où l'absurdité du monde ne pénêtre pas.
