26 septembre 2007

les aventuriers des cookies ratés

Tout ça, cahuette, c'est la faute à Alechinsky.

Au départ j'ai rien contre lui, je sais même pas vraiment qui c'est, juste un nom dans une histoire de l'art. et des oeuvres
euh bizarres

Mais voila, dimanche je n'ai pas pu faire les cookies de cahuette, faute d'oeuf.
Lundi je pouvais, et je pensais même les faire avec fifille et sa nouvelle copine (une nouvelle copine tous les jours depuis ses débuts au collège, j'espère qu'elle baissera un peu de régime quand ce seront des petits copains), qui sortaient à 15h.
Mais elles se sont emparées de mon ordi pour faire des recherches sur Alechinsky justement.
Et je veux pas médire mais sa célébrité est toute relative (la preuve imparable, j'avais que 2 oeuvres de lui dans ma collection de cartes postales d'art), et les jeunettes pas encore très expérimentées pour les recherches documentaires sur google (c'est leur première demandée par la prof d'arts plastiques), alors ça prenait du temps, et j'ai préparé la pâte sans elles, et je passais continuellement de la cuisine à la chambre de l'ordi (anciennement chambre d'ami mais à défaut d'amis on l'a offerte à l'ordi) pour les aider et conseiller, et puis j'avais quelques soucis avec la poudre déshydratée à réhydrater avec seulement un oeuf et 1 stick of butter.

En conséquence de quoi les premiers cookies étaient un peu trop compacts, et puis aussi bien bien cuits, étant restés trop longtemps, au moment critique, eux dans le four et moi avec les demoiselles.
En plus j'avais oublié que je voulais mettre des pépites de chocolat dedans, alors j'ai vite cassé quelques morceaux et coincés n'importe comment dans les cookies en milieu de cuisson.


Pour les seconds, j'ai étendu avec de l'eau, bien que le mode d'emploi soit muet à ce propos, mais trop peut-être, la pâte s'est étalée dangereusement sur la plaque de cuisson, et avec tout ça il était l'heure d'aller récupérer tirouquin à l'école et je ne voulais pas faire cramer cette fournée-là, alors je l'ai sortie du four pas très cuite.

Mais finalement ils n'étaient pas mauvais puisqu'ils ont vécu ce que vivent les roses, et même nettement moins puisqu'une heure plus tard il n'y en avait plus.

Le seul à n'y avoir pas gouté était celui auquel ils étaient destinés.

Mais c'est ma faute, je n'aurais pas du lui dire que c'était des cookies américains, tirouquin fait de l'anti-américanisme primaire.
Déjà depuis qu'il a vu Supersize me il est persuadé qu'il va devenir obèse s'il mange américain.
Et puis sa mère est une fan de Michael Moore et il entend des discussions avec grandfrère dont il retient quelques principes de bases, comme le prouve cette sortie récente :

"les américains ils s'intéressent pas à la destruction de la planète !"

ce qu'on peut traduire approximativement par "les USA n'ont pas ratifié le protocole de Kyoto".
Et Alechinsky n'y est pour rien, là.

25 septembre 2007

l'enfer c'est les autres

En nos riantes contrées débarassées (provisoirement) des guerres, épidémies, famines, despotes (quoique) et autres Jacques Martin, il n'y a plus, pour nous faire désespérer de l'espèce humaine, que

les parents d'élèves.

(et ce ne sont pas les enseignants qui me lisent qui me contrediront)

Pas tous les parents d'élèves, oeuf de course, y en a des très bien, moi par exemple.
Mais parfois, au hasard d'une réunion avec des parents d'élèves, on regrette amèrement de ne pas être venus avec un fusil d'assaut AK-47, voire un FAMAS, malgré sa faible fiabilité.

Parfois aussi les enseignants y ont mis du leur pour réveiller la bêtise ou la méchanceté mal cachées sous la surface du parent d'élève.
Comme quand les enseignants annoncent, certes en amenant la chose de manière astucieuse, que les deux classes similaires de CP/CE1 vont être redécoupées en une classe de CP et une classe de CE1.
Les moins stupides et les moins indulgents des parents vont rentrer chez eux en s'écriant : "tu sais pas ce qu'ils ont fait ces cons de profs ? ils se sont rendus compte presqu'un mois après la rentrée que c'était plus intelligent de faire 1 classe de CP et 1 classe de CE1, plutot que 2 classes à double niveau CP/CE1 ! putain sarko avait raison".
Ce qui ne va pas faciliter la tâche des parents pro-enseignants et de leur chef (moi, redevenu président d'assoc de parents d'élèves à l'insu de mon pas plein gré, après 2 ans de vacances comme chez Jules Verne), et faire le lit des extrémistes de la branche anti-enseignants du quartier de B.

Mais ça ce n'est rien, en comparaison du supplice que ça provoque aussitôt, grâce au modèle le plus nuisible de l'espèce des parents d'élèves : la mère d'élève. (pas toutes heureusement, là non plus)
Quelques unes d'entre elles sont plongées dans la douleur et l'angoisse la plus vive en apprenant le traumatisme terrible que vont subir la prunelle de leurs yeux à changer ainsi de classe "en milieu d'année", et 1 heure supplémentaire d'explications de la part de l'équipe enseignante ne suffira pas à les rassurer.
Traumatisés à vie qu'ils vont être, leurs fragiles rejetons !
en comparaison, les enfants de la décharge de Phnom Penh ou de ceux des mines d'or de Komabangou ont bien plus de chances de s'en sortir et de finir notaires ou médecins. C'est affreux et les mots me manquent pour décrire leur affliction.

Après la réunion globale ont lieu les réunions par classe, et là si le Destin vous en veut particulièrement on hérite d'une des mères du type grave, qui n'a de cesse de parler de son enfant à elle, de poser des questions stupides à l'instit, et d'éterniser la réunion, car personne n'est assez malpoli pour lui dire de la boucler enfin. (Et pour le cas dramatique qui nous occupe, Madame T., encore moins de lui dire ce que tout le monde pense, à savoir qu'elle est le plus grave problème de son gamin.)
Mais tout a une fin, heureusement.

Rentré chez moi j'ai appris à tirouquin que les CP de sa classe allaient virer et que les CE1 de l'autre classe allaient arriver à la place, histoire de connaitre son avis. J'ai pas été déçu :

"Ouaaah trop bien !!!! ça veut dire que P. qui me dit tout le temps que je suis petit comme un bébé d'1 an sera plus là et que mon copain S. va venir dans ma classe ?! Yesssss !!! "

Après enquête, S. n'est pas venu dans sa classe (il est resté dans la classe CE1/CE2 - oui ils sont très joueurs, les instits de notre école - ) mais le dénommé P. de CP a définitivement débarassé tirouquin de sa présence.
Tirouquin ne sera pas traumatisé cette fois.

prochainement : comment rater de deux façons différentes deux fournées de cookies américains. sans traumatiser personne non plus, vu que tirouquin avait décrété qu'il ne voulait pas devenir obèse comme les enfants américains.

23 septembre 2007

les nouvelles du front

Mercredi Tirouquin a repris le judo, à croire qu'il y prend goût.

Le changement en un an est considérable : cette année il est dans le groupe un des plus anciens et des plus gradés, tandis que des jeunes recrues timides et ignorantes sont arrivées.
Il est plein d'assurance, et c'est lui qui a dit "" d'une voix de mini stentor pour commander le salut rituel.
Je n'aurais même pas du être surpris lorsqu'il a voulu aller au stage judo de 2 jours proposé par le club, alors qu'il ne s'est pas intéressé une fois aux stages et compétitions l'an dernier.
Incertain j'ai dit "euh bon. d'accord. je t'inscris", à moitié rassuré seulement à l'idée de le lâcher pendant tout un week-end avec presque que des inconnus de lui (son gentil moniteur ne serait pas là la première matinée, et pas sûr que d'autres de son groupe iraient), d'un autre côté plutôt fier qu'il grandisse ainsi, et que je me puisse me dire "hé ! ce n'est plus un petit garçon mignon comme tout mais un peu froussard".
Un moment j'ai du doucher son enthousiasme en m'apercevant que le fait d'apporter son sac de couchage lui avait fait croire qu'il dormirait sous une tente (tirouquin est un amoureux du camping), enthousiasme qui est resté égal à lui-même quand je lui ai dit qu'il dormirait dans un collège (lieu mythique où seuls peuvent pénétrer les Ados, ces Dieux de son panthéon personnel)

J'étais partagé entre ses deux états d'âme pendant les jours précédent le week-end, l'incertitude gagnant en intensité lorsque jeudi soir il pleurait dans son lit n'arrivant pas à dormir à cause d'un gros rhûme, puis vendredi en le découvrant aphone ou avec une voix de vieillard mais toujours sans fièvre et désireux d'aller au stage.
Ce n'est que samedi matin, au dernier moment, que sa maman a décidé qu'il était quand même malade et allait rester à la maison. Peut-être tirouquin était-il également partagé à l'intérieur car il n'a pas protesté, et passe son week-end sur le canapé à visionner en toussant des oggy et les cafards et des matrix, en lieu et place de combats de judo.

et grâce à cahuette, j'ai ce qu'il faut pour le goûter :

20 septembre 2007

petits jeux à la noc

lire cette note m'a rappelé des souvenirs de ma période quenellienne, calvinienne, perecienne et oulipienne, alors voici, pour vous distraire et occuper, des devinettes.
Il s'agit de reconnaitre des morceaux célèbres de la littérature francophone, après transformation par une contrainte oulipienne, célèbre aussi :

1/
Celui qui croupissait au cigare celui qui n'y croupissait pas
Tous deux adultéraient la bénéfique probabilité des soleils
Lequel mordait à l'échevin et lequel guillotinait en bas


2/
Sur l'ongle calviniste et nominal où doutent les étoupes
Le blette Ophélia folâtre comme un granitique macareux,
Folâtre très lentement, coupante en ses loqueteux voisinages

3/
Recopies-tu le temps au perlot immense,
Et les civelles amères où s'incendiaient tes dentelures,
Et le gruau, fatal aux hottentots imprudents,
Où du drain vaincu doute l'antique sémie ?

4/
Voiturez, si m'en croustillez, n'attestez à demain,
Culminez dès aujourd'hui les roséoles de la vielle


Autre devinette, moins facile, reconnaître le personnage caché derriere ses lunettes noires de star :

Indice : parfois il revient incognito manger dans le jardin le midi.

Indice supplémentaire : il y mange des poissons panés et des pâtes à la sauce tomate.


EDIT les solutions du jeu :

Oulipo : ouvroir de littérature potentielle (on peut lire l'article de wikipedia ou aller sur le site de l'oulipo )

Réunit depuis 1960 des écrivains et mathématiciens pour explorer et analyser les champs encore inexplorés de la littérature. Queneau, Calvino, Perec, Roubaud sont les plus célèbres de leur membres.
Tel que je le vois, il s'agit d'une réaction au surréalisme et de son principe de liberté créatrice totale et de refus des contraintes. En réalité pour les oulipiens la contrainte est plus féconde que la liberté : les plus belles tragédies sont nées au XVIIe siècle sous les contraintes les plus extrêmes : règles des trois unités , alexandrin classique.
Les plus belles poésies sont issues de la structure poétique la plus contraignante : le sonnet.
D'où l'idée d'inventer carrément des contraintes de toutes pièces afin de créer des nouvelles formes de littérature.
L'expérimentation a fourni aussi des idées de fabrication de nouvelles oeuvres, parfois à partir d'oeuvres anciennes, telle la contrainte S+7; A partir d'un texte déjà écrit, on remplace chaque substantif par le 7e suivant dans le dictionnaire (dans la même classe grammaticale pour respecter la structure de la phrase). On peut varier le résultat en variant le dico utilisé, en ne remplaçant que les noms communs, ou les verbes et les adjectifs, etc, ou le nombre 7.

Les exemples que j'ai fabriqués avec mes petites mains proviennent, certains les ont reconnus, de :

1) La rose et le réséda (Louis Aragon)

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la belle prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle et lequel guettait en bas

2) Ophélia (Rimbaud)

Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles

3) Delfica (Nerval)

Reconnais-tu le Temple au péristyle immense,
Et les citrons amers où s'imprimaient tes dents,
Et la grotte, fatale aux hôtes imprudents,
Où du dragon vaincu dort l'antique semence ?

4) Quand vous serez bien vieille... (Ronsard)

Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain:
Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie.

18 septembre 2007

de la difficulté de tenir ses promesses

(quand on est assez bête pour en faire)

Tirouquin mange chipote (s'asseoit ?) à la cantine depuis la rentrée, malgré des tentatives d'émouvoir les membres adultes de la famille.
Le matin il va voir l'un d'eux
"papa, tu peux me prendre ce midi ?
- non désolé " (ah ! faut jamais mentir aux enfants ? zuuutttttt)
puis l'autre
"maman tu peux me prendre ce midi ?
- non désolée. "
Il repart en maugréant un peu, mais pas beaucoup, ce qui nous fait supposer que soit les cantinières ont changé, soit il les a domptées. Suppositions confirmées par son appréciation "cette année les cantinières sont gentilles".
(N'oublions pas que l'an dernier il suggérait de les passer par le fil de l'épée.)

Et par l'invention nouvelle qu'il a inventé lui-même tout seul pour ses gouters de 16h30 : le bigmacsandwichbriochenutellatripleépaisseur...
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Dimanche il faisait beau pour couronner une semaine estivale.
Tirouquin réalise l'après-midi que c'est un temps idéal pour faire un barbecue.
Las, les magasins sont fermés (malgré sarko et lagarde) et le congel vidé pendant la semaine pour le dégivrer (oui je sais, vous êtes ravis de l'apprendre).
Afin de faire revenir le sourire sur son beau visage je lui assure que lundi je fais les courses et que donc je prendrais des trucs à faire griller, et qu'il l'aura lundi soir son barbecue.
Lundi arrive, il flotte une grande partie de la journée.
Manque de bol, ça s'arrête à temps pour le barbecue. L'air, le bois, le barbecue, tout est si humide qu'il me faudra une heure d'efforts continus pour cuire 7 ou 8 merguez.
En soufflant dessus avec mes propres poumons à moi que j'ai enfumé autant que si je clopais depuis l'adolescence. Le soir, même le chat trouvait que mon odeur de fumée valait un détour pour m'éviter.
Et tirouquin a mangé à peine la moitié d'une merguez (qu'il appelle une poudrière, eu égard, vous l'aurez compris, à son côté explosif sur les papilles)
règle n°1 de survie avec des enfants : ne jamais faire de promesses sans longuement réfléchir avant.

16 septembre 2007

il y a rumeur... et rumeur

Histoire d'avoir la version fifillesque d'informations louches sur le début d'année en leur collège, je l'interrogeais l'air de rien.

Moi : c'est vrai qu'un collégien a planté une seringue dans un autre collégien ? (vous remarquerez la subtilité de l'interrogatoire, c'est à force de lire des polars psychologiques)
Fifille : mais non, qu'est-ce tu racontes, c'était pas une seringue d'abord, c'était une aiguille, d'un tableau d'affichage, je crois, quelque chose comme ça. La seringue c'est une rumeur, et les rumeurs c'est n'importe quoi.
Moi : Oh très bien... et il parait qu'un homme aborde les élèves à la sortie du collège ?
Fifille : oui oui, c'est le péd*ophile. Ils sont 7 péd*ophiles. On les a signalés à la police.

Avec la même subtilité, j'ai interrogé son grand frère et j'ai obtenu les réponses comme quoi il s'agissait d'une punaise, qu'un type avait du en trouver un autre tellement beau qu'il a voulu le punaiser au mur (ricanement sardonique de l'Ado), et pour les péd*ophiles, que non ça pouvait pas être tout simplement des pères venus chercher leur progéniture car c'était à midi, pas le soir, et même que 2 pions ont accompagné les élèves qui sortaient et puis que les flics y sont venus.

Maintenant je suis placé devant un grave dilemme même pas Cornélien car j'ai vu le souci dans aucune tragédie du XVIIe :

1/ si je ne vais pas chercher ma fille au collège les soirs où elle ne sort pas en même temps que Grandfrère et doit faire les 200 mètres qui la séparent de la maison seule et sans défense (encore que j'ai souvent des traces de morsures et de griffures), elle risque d'être enlevée par le gang des péd*ophiles.

2/ si je vais attendre fifille à la sortie du collège, je vais me faire embarquer par les sbires à sarko1er-le-petit comme péd*ophile. (et dans ce cas je compte sur vous pour m'envoyer des oranges et les derniers tomes du "journal d'une princesse".)

J'ai opté pour la solution 2 comme je tiens trop à ma fille qui est la plus belle du collège même que c'est dommage pour vous mais non vous ne verrez pas de photos. (et surtout ça va me sortir et faire profiter du beau temps qu'il fait depuis la rentrée)
Il y a 15 jours c'était la plus belle enfant maintenant c'est une femme des plus belles, elle se vêt complètement différemment, à la dernière mode (une copine du grand frère lui a filé sa garde robe trop petite de collégienne), avec des tuniques dénudant ses épaules, presque aussi jolies que celles de Tic@. (les tuniques, pas les épaules, je ne la connais pas assez bien pour complimenter ses épaules en public, hein)
Et elle se coiffe différemment aussi, quand je lui ai demandé si c'était la mode au collège, elle m'a répondu, indignée que je puisse la supposer simple imitatrice, "non c'est moi qui ai inventé cette coiffure".
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Dans la série "la vieillesse est un naufrage que le Titanic c'est de la rigolade en comparaison", j'ai arrêté le nougat parce que j'ai les dents qui tombent en morceaux et puis de toute façon c'est pas bon non plus pour ma ligne de flottaison.
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Enfin une petite devinette pour bien commencer la semaine :
Avec quoi est-ce qu'on ramasse les papayes ?
Réponse : avec une foufourche.

14 septembre 2007

note affreusement machiste

(mais c'est - un peu - pour le concours du jour de nevrosia et bellzouzou)

Aujourd'hui, pour changer, un sujet très sérieux m'occupera : la désaffection des jeunes pour les études scientifiques, et particulièrement lorsqu'elles sont longues et/ou non professionnalisantes.
(ça craint comment je cause depuis que je vais à des tas de réunions où on s'efforce de contextualiser les compétences transversales sans se casser un ongle au passage)

Prenons au hasard la licence de Physique.
Ni vous ni moi n'aurions l'idée de nous y inscrire, mais moi j'y enseigne alors il faudrait quand même qu'un minimum d' inconscients étudiants le fassent. Voire d'étudiantes d'ailleurs, pourquoi pas, soyons fous.

En 2001-2002 ils étaient 18 valeureux, dont 3 valeureuses qui apportaient une indéniable touche de féminité à cet univers plutôt mâle où on compte des bosons qui passent et où on mesure des champs électromagnétiques alors qu'on n'y fait rien pousser.
Au passage, histoire de déchainer les coms indignés de mon lectorat nettement plus féminisé et féministe que le L3 Physique, je signale que cette année-là 2 des étudiantes étaient aussi brillantes que jolies, ce qui me faisait apprécier le vendredi un peu plus que les autres jours. (la 3e étudiante n'était guère remarquable dans aucun des deux domaines, la physique et le physique, ce qui prouve bien l'injustice fondamentale qui règne sur Terre, et ailleurs si on en croit Smallville).
Depuis ça baisse chaque année. (les effectifs, pas le niveau, encore que)

L'an dernier ils n'étaient plus que 11 étudiants, dont 1 seule étudiante. Qui était bonne élève aussi et peut-être jolie mais ça je n'en sais trop rien car elle ne s'est pas départie de son tchador. (je n'ai pas d'avis sur le port du tchador à l'école mais à la fac il me semble qu'elles sont majeures et que c'est un choix de leur part et non de leur famille, et du coup j'y trouve encore moins à redire, mis à part que je constate que ça enlève beaucoup de la touche de féminité sus-citée).

Cette année ils sont 8 ou 9 apparemment, et que des mecs. Je sais pas si c'est lié, mais ils semblent encore moins sérieux et ponctuels que leur prédécesseurs. Dès la deuxième semaine, le premier étudiant est arrivé à 9h02, le second à 9h05 et ils étaient enfin au complet (?) à 9h20 environ. Faut croire que c'est trop tôt, 9h00...
(ou peut-être quand il y a une jolie étudiante dans une promotion chaque étudiant essaie d'arriver à l'heure pour être le premier à s'asseoir à côté d'elle ?)
(enfin je me demande pourquoi je me suis dépêché de lâcher tirouquin à l'école à 8h30, filer sur le campus lointain par la faute de Monory, grimper les marches 4 à 4 (presque) pour arriver essouflé à 9h01 dans une salle de classe...vide)

Cette scandaleuse et attristante disparition de la Femme dans les études de Physique théorique a au moins un avantage : je ne me suis pas fatigué à me raser ce matin.

11 septembre 2007

survie en milieu hostile

Règle n°1 de survie au self du collège :

toujours se méfier des carafes d'eau laissées sur les tables, en général des grands cons des petits malins ont versé du sel dedans.

Message transmis aux générations futures par la néo-collégienne à nous qu'on a.

pour les chats les règles de survie sont plus simples : prendre la vie comme elle vient, elle réserve rarement de mauvaises surprises.
(sans grand rapport avec la choucroute, c'est juste pour exaucer un souhait de griffolet de voir un collègue)

Au cas où leur établissement serait inondé ou s'il fallait échapper à des bombes lacrymo en respirant avec des bouteilles d'oxygène, les deux collégiens ont fait un mini-baptème de plongée en piscine, ce week-end.

ça peut servir aussi en cas d'attaques bactériologiques, de fuite de gaz, ou d'explosion dans la centrale nucléaire voisine. de rencontre fortuite avec des élèves de 3e.



(les vidéos sont remarquablement inintéressantes et le son vaut mieux le couper, strop horrible)

Chez certaines espèces, la règle de survie la plus élémentaire pour les mâles serait de ne pas approcher les femelles, mais hélas, la chair est faible.

Et en plus ils viennent faire ça devant ma porte d'entrée, sous les yeux de mes enfants encore un peu innocents. ("Pirates des caraïbes" reste assez soft, même si les amoureux y essaient régulièrement de se transpercer de coups d'épées)

09 septembre 2007

(2 fois 5) questions pour un champion (plus ou moins)

Attention, note qui peut vous exploser à la figure car elle provoque des réactions en chaine(s)...

c'est ce qui m'est arrivé chez Fyfe d'abord et Ma'cha ensuite, maintenant je me méfie.

Lisez attentivement les instructions :

- Vous laissez un commentaire de votre choix sur cette note (vous pouvez dire absolument n'importe quoi, certains d'entre vous sont encore plus doués pour ça que les autres mais je ne citerais pas de nom)
- En réponse, je vous pose 5 questions de maths fantaisistes ou personnelles, voire très personnelles, au choix sur votre sexualité ou la sexualité de votre voisin avec son chien.
(si vous voulez éviter les ennuis je vous suggère de commenter anonymement, je ne réponds pas de l'intelligence des questions que je vous poserais)
- Vous répondez chez vous (ou chez votre voisin), et oh miracle ! ô rage ô vieillesse ennemie ça fait une réaction en chaîne, vous posez à votre tour des questions sadiques aux commentateurs...(et on ramasse les déchets radioactifs pendant les 12 prochains millénaires)

Alors voilà les 5 questions que Ma'cha m'a posées (en vrai elle m'en a posé 6, je soupçonne qu'elle ne sait pas compter)

1- Quelle est ta définition du bonheur ?

Oh l'aut' ! tu sais de quand date ma dernière dissert de philo ? de 1984 !
faudra te contenter d'exemples récents (toujours illustrer sa dissert par des exemples) :
le bonheur c'est de voir revenir sa fille avec des loupiotes dans les yeux après sa première journée de collège, parce que tout était parfait, et qu'elle s'est déjà faite une nouvelle copine : - je peux appeler loryn pour l'inviter demain ? - bien sûr, tu as son téléphone ? - ah non - tu connais son nom de famille ? - non plus. - ben ça va être dur - tant pis, pas grave, je lui demanderai jeudi.
Ou d'apercevoir un écureuil lors de mes joggings, ce miracle de légèreté et de grâce qu'aucune top model ne peut approcher même en s'affamant jour et nuit.

2- Quel est ton meilleur souvenir des 15 dernières années ? des 15 derniers mois ? des 15 derniers jours ? des 15 dernières minutes ? (oui je sais ça fait plus d'une question ! et alors ? j'aurais pu mettre un "?" juste à la fin et mettre des virgules et ça faisait qu'une seule !)
(quand je disais qu'elle ne sait pas compter)

Comme les rats et certains poissons de dessin animé, j'ai une mémoire à une case, par conséquent mon meilleur souvenir des 15 derniers mois c'est le même que celui des 15 derniers jours, et des 15 dernières minutes. Et euh c'était quoi déjà la question ? attends je relis.
ah oui mon meilleur souvenir ! hum avoir réussi à coller un bisou à fifille (je l'ai eue par surprise)

3- Comment te vois-tu à 60 ans (à part les double foyer pour pouvoir encore bloguer) ?

comme ça ou ça ou encore

le mieux ce serait comme ça

4- Quelles sont tes bonnes résolutions en cette période de rentrée scolaire ?

atteindre la fin de l'année scolaire, perdre 5 kilos en forêt en espérant qu'ils ne retrouveront pas leur chemin comme le petit poucet, préparer mes cours avant de les donner, cesser de libérer mes étudiants avant le fin de l'heure même si ça fait plaisir à tout le monde.

5- Des regrets ?

avoir commenté témérairement en deux endroits où on attrapait des questions en échange. C'est même pas une maladie immunisante.


Les 5 questions de Fyfe :

1. Sais tu que tu es un homme plein de bon sens ?

oui (trop fastoche comme question) (en même temps si c'est à la hauteur de mon ventre que j'en suis plein, je vais peut-être devoir jeter du bon sens par dessus bord afin d'affiner ma silhouette avant le prochain été ensoleillé)

2. Sais tu que malgré tout, tu viens de mettre le doigt dans un satané engrenage ?

oui encore (pour plus de précisions voir question 5 série ci-dessus).

3. Quel est le dernier film que tu aies vu ?

pirates des caraïbes 3 (aaahhh Elizabeth Swann...ses l..., son n..., sa p...)

4. Dans quel pays aimerais tu vivre ?

la Terre du Milieu, plutôt après le trépas de Sauron.

5. La dernière chose qui t'ai fait rire ?

non mais je ris jamais, ça donne des rides et ça craquèle mon lifting. (d'ailleurs mon chirurgien esthétique m'a conseillé d'arrêter la lecture de ton blog)

07 septembre 2007

jeune converti

La directrice de l'école : votre fils nous a bien fait rire aujourd'hui
moi : ah ? (qu'est-ce qu'il a encore fait ?)
la directrice : on a fait passer dans les classes un questionnaire pour savoir qui ne mangeait pas de porc. (ben tiens, je devine la suite aisément) Et il a répondu qu'il ne mangeait pas de porc. Cela m'a paru bizarre et j'ai demandé aux collègues qui m'ont confirmé que vous n'étiez pas spécialement de confession musulmane dans la famille.
moi : tout à fait, par contre je peux vous confirmer que mon petit dernier ne tient pas à manger du porc, ni la plupart des aliments proposés par la cantine.

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Spécialement pour watta, comment mettre de la musique sur son blog en quelques clics :

cliquer là : radioblog

puis dans le cadre "Entrez un nom d'artiste et/ou de chanson" inscrivez ce que vous voulez (par exemple "Kyo danse"), cliquer sur "rechercher"

Si radioblog possède ça en magasin il vous fait des propositions malhonnêtes de ce genre :

en cliquant sur une des possibilités, une nouvelle page apparait où la chanson devrait commencer.
Je dis "devrait" parce que pour une raison inconnue (soit sarko, soit les ET, soit les blogueuses du new jersey) , parfois ça ne marche pas; dans ce cas cliquer sur la touche "précédent" de votre navigateur et essayez une des autres possibilités.

Lorsque vous tombez enfin sur un fichier de la chanson désirée qui a la bonne idée de fonctionner correctement vous êtes presque au bout de vos peines. Il ne reste plus qu'à faire la petite manipulation expliquée ci contre :

et ensuite vous pouvez mettre de la musique (plus ou moins bonne) à faire écouter à vos lecteurs.


ps : j'ai choisi celle-là parce qu'hier, filsainé est revenu du collège en me demandant si je connaissais Kyo. Evidemment lui ai-je répondu, ça fait bien trois ans que j'ai leur chansons sur mon disque dur. Pourquoi ? j'ai ainsi appris que son prof de musique leur a donné "dernière danse" à apprendre à chanter. (il est très improbable qu'il accepte que je vous fasse écouter la dite chanson, interprétée par lui-même, lorsqu'il l'aura apprise)

04 septembre 2007

méthodologie de la rentrée

oué bon c'est la rentrée, ça gonfle tout le monde de lire celles des autres mais en même temps on est un peu obligés d'en parler (ah non ? bon), aussi, rapidement :

1/ les ce1 ont été pas sages surement, sont punis, sont répartis dans 3 classes à double niveaux, le dieu de l'educ nat seul sait pourquoi...
y avait deux instits sympas et compétentes possibles , tirouquin a eu la troisième, mais il s'en est pas encore rendu compte, il est content.
il a soi-disant gouté des tomates, du goulash hongrois et des jeunes carottes à la cantine , et les cantinières sont gentilles, tout ça je le croirais quand y aura une webcam de surveillance dans le réfectoire.

2/ fifille est revenue enchantée et ravie du college et de l'entrée en 6e (peut-être parce qu'il n'y avait encore ni les 5e, ni les 4e, ni les 3e, mais des frites et des glaces au self). C'est son grand frère qui l'y a emmenée, sans faire l'idiot en plus, mais le grand frère responsable. ça aussi une webcam serait la bienvenue, sarko pleaseeee
fifille a découvert une étrange tradition remise au gout du jour par qui vous savez : rester debout devant son bureau en attendant que la prof annonce "vous pouvez vous asseoir". On attend avec impatience et amusement le retour en grâce de la prière du matin et de l'huile de foie de morue.

3/ filsainé rentre demain. là il a pas eu le temps d'étendre le linge aujourd'hui, il avait à lire un livre, faire de l'ordi, et jouer aux cartes magic avec ses complices habituels. sarkoooooo

4/ j'ai fait la connaissance d'un de mes groupes d'étudiants. A eux 18 ils avaient l'air moins éveillés qu'une marmotte un 1er janvier pendant une période glaciaire et après un réveillon qui déchire, mais il était 9h du matin, ça fait tôt.
l'après-midi j'ai appris avec joie zet émerveillement que (comme les autres cocus de la fac d'ailleurs) je dois reprendre le dossier administratif de diplome dont je suis malencontreusement responsable, entre autres pour (je cite) "contextualiser les compétences transversales du diplome".

C'était une bonne journée de rentrée, tout compte fait, avec du soleil , des pauses sous les arbres, et des gateaux pour fêter la cuvée 2007.

pas eu le temps de prendre (et bloguer) des zolies photos (de toute façon j'ai plus le droit) mais voila toujours de la musique, maintenant que je sais faire en 5 secondes.

31 août 2007

le hasard et la nécessité en muzik

Merci Lalaith pour ton questionnaire mouzical (et surtout pour m'avoir expliqué comment trouver sur radioblog les codes à insérer sur son propre blog)

1. Allumez votre baladeur avec toute votre sélection et lancez la lecture aléatoire (pas de baladeur, j'ai fait ça avec la musique sur monordi et le mode lecture aléatoire du lecteur à bill, sur les 2783 fichiers que jesuis loin d'écouter tous)
2. Appuyez sur "suivant" pour chaque question.
3. Utilisez le titre de la chanson comme réponse même si ça ne veut rien dire. Pas de tricherie !
4. Commentez la réponse en faisant le lien avec la question.
5. Filez le bébé avec l'eau du bain à 4 personnes.

1.Comment vous vous sentez aujourd'hui ?


anna ternheim "my secret" (pfff elle est pas sur radioblog, va pour youtube)

je sais pas ce que la chanson raconte, mais effectivement je me sens plein de secrets lourds à porter.

2. Irez-vous loin dans la vie ?

"derniers baisers" de voulzy

ben le plus loin que j'irais dans la vie c'est la mort, et ma derniere volonté ce serait d'y aller avec des derniers baisers.

3. Comment vos amis vous voient-ils ?


stina nordenstam : "fireworks" (ni sur radioblog, ni sur youtube, les gens sont nuls et écoutent que des m...; bon je vous en mets une autre de stina pour vous faire une idée)

pas comme un feu d'artifice, à priori.
lâche ou menteur, suivant les jours et les amis (oui j'ai une sacrée chance, j'ai des amis qui me disent toujours ce qu'ils pensent de moi, et plutôt trois fois qu'une)


4. Allez-vous vous marier ?

the red hot chili peppers "by the way"

avec une fille nommée dani chantant des chansons sous un chapiteau ?

5. Quelle est la chanson emblème de votre meilleur ami ?

higelin : "tombé du ciel"

ça m'étonnerait

6. C'est quoi, l'histoire de votre vie ?

angela mc cluskey "don't explain"

non mais elle a raison, angela, vaut mieux pas essayer d'expliquer, on sera encore là dans 72 heures.

7. C'était comment, le lycée ?

dutronc "les playboys"

tout le contraire, mais bon. Dans mes fantasmes peut-être je voulais que toutes les femmes tombent à mes genoux.


8. Comment pouvez-vous avancer dans la vie ?

nirvana "lithium"

faudrait que j'essaie le lithium. l'élément solide le plus léger. c'est très utile, la solidité et la légèreté.


9. Quelle est la meilleure chose à propos de vos amis ?

amélie les crayons : thé au jasmin (pas trouvée)

tiens le hasard tombe bien pour une fois. La meilleure chose à propos des amis c'est de pouvoir se réconforter les uns et les autres. autour d'une petite tasse de thé. ou juste en parlant.

une autre d'amélie paske je l'aime



10. Quoi de prévu ce week-end ?

Air "the vagabond"

pourtant j'ai pas vraiment prévu de partir sur les routes, mais who knows.


11. Pour décrire vos grands-parents ?

la rue kétanou : les hommes que j'aime

tiens c'est vrai, j'ai pas aimé bcp d'hommes, mais y a mes grands-parents dans le lot.


12. Comment va votre vie ?

the cure "love songs"

comme des chansons d'amour.

13. Quelle chanson jouera-t-on à votre enterrement ?

franz ferdinand "do you want to"

de quoi réveiller les morts

14. Comment le monde vous voit-il ?

Trénet : "vous qui passez sans me voir"

ah ah, non mais là je vais cesser d'être cartésien et sceptique si ça continue comme ça.
bon toute l'histoire de ma vie, ça.


15. Aurez-vous une vie heureuse ?

Indochine "les portes du soir"

seulement le soir et entre deux portes


16. Qu'est-ce que vos amis pensent vraiment de vous ?

la grande sophie : "la fille du bord de mer"

que je suis une fille du bord de mer ou que j'avais le choix pour une fois


17. Est-ce que les gens vous désirent secrètement ?

loreena mc kennitt : the seasons

ça dépend des saisons

18. Comment me rendre moi-même heureux ?

the beatles : everybody's trying to be my baby

c'est une idée, ça.

19. Qu'est-ce que vous devriez faire de votre vie ?

genesis : land of confusion

rien à faire de plus c'est déjà le cas.

20. Aurez-vous des enfants un jour ?

Ferrat : que la montagne est belle

(non mais j'écoute pas Ferrat, je vous rassure je suis pas aussi vieux que ça, je sais pas ce que ça fiche sur mon ordi, même si j'emmene mes enfants à la montagne)


21. Sur quelle chanson vous feriez un strip-tease ?

david byrne : "like humans do" (c'est bill gates qui a mis ça sur mon ordi, non ?)

même pas en rêve

22. Si un homme dans une camionnette vous offrait un bonbon, que feriez-vous ?

indochine : trois nuits par semaine

je le mangerais. (surtout si c'est un caramel au beurre salé ou un quality street)

23. Qu'est-ce que votre maman pense de vous ?

anaïs : mon coeur mon amour

ah ah

24. Quel est votre plus sombre secret ?

Shigeru Umebayashi : interlude Li

ben ça doit être tellement secret et sombre que même moi je comprends pas ce que ça veut dire.


25. Quelle est la chanson emblème de votre ennemi mortel ?

sineas o'connor : molly malone

mon ennemi mortel est irlandais de dublin, c'est bon à savoir.

26. Quelle est votre personnalité ?

olivia ruiz : "vitrier"

transparente

27. Quelle chanson jouera-t-on à votre mariage ?

ani di franco : lag time

j'espere que je ne me marierais pas si c'est la chanson de mon mariage. (où j'ai trouvé ça, encore ? )

28. Où a eu lieu votre premier rendez-vous?

julien clerc : partir

sur un bateau dans le coeur, apparemment.


29. A quoi ressemblerez-vous quand vous serez vieux / vieille ?

coldplay : "clocks"

à une horloge (c'est pas moi qui le dit)
tic tac tic tac


Et auront la joie de prendre la suite de ce mâââgnifique questionnaire :

qui voudra

28 août 2007

rencontres du cinquième type


Si on en croit les magazines féminins et/ou soit-disant d'information, l'été est la saison propice aux rencontres (même mon horoscope me le disait, du moins je suppose) alors après doublemum dans les Alpes, on a rencontré 3 blogueuses d'un coup :
rêve d'été, drine et dany,
venues des 5 coins de l'hexagone (comme les 3 mousquetaires qui étaient 4, plus ou moins)

Les zenfants sont revenus un peu jaloux de la grande piscine dans le grand jardin (oui mais désolé dans le notre on a juste la place de mettre une baignoire, éventuellement)

Leur maman est revenue très très jalouse de la maison de rêve de rêve d'été qui est nickel comme si Blanche-Neige était passée par là et décorée avec un goût digne de "Marie-Claire maison", jalouse de son mari qui ne passe pas son temps à mettre le bazar dans la maison comme d'autres dont elle ne citera pas le nom, et qui ne met pas non plus des batons dans les roues de son épouse pour tous les travaux/rénovations/améliorations/modernisations qu'elle aurait envie de faire, comme...
Elle était peut-être jalouse aussi de dany qui a un mari qui parle et qui jardine (pas comme d'autres dont elle ne etc...)

On était tous assez envieux de la tente de la drine team : 10 minutes de montage/démontage contre 1 heure pour la notre.

Les enfants ont adoré les mini madeleines aux diverses sortes de chocolat, j'en connais même un petit roux qui en ferait sans peine son aliment de base pour remplacer les boites de creme de sardines au whisky.

Les hôtes ont été aux petits soins pour nous (ça vaut le coup de faire un blog rien que pour ça) et on a surement pris 3 kilos en un jour et demi, mais en ne mangeant que des bonnes choses alors...


On a visité une ville qu'on ne connaissait pas et qu'on ne connait pas encore entièrement vu que certains sont arrivés trèèèès en retard (mais je ne citerai pas de nom, et il faut dire qu'ils venaient de loin, qu'ils sont jeunes, etc),

puis testé le pique-nique nocturne aux bougies (plus intime mais faut avoir confiance car on ne voit pas ce qu'on mange)

Bon bref c'était super cool, alors ami lecteur si toi aussi tu veux m'inviter, n'hésite pas.


prochainement : le questionnaire de Lalaith qui fait boum dzzing bang dans les oreilles

24 août 2007

les vacances c'est nul, suite et fin

c'est pas que j'ai une folle envie de bloguer en ce moment mais j'avais commencé un truc, faut que je le finisse (surtout qu'achever de raconter mes vacances d'été en décembre ça va pas faire très sérieux)


Je disais donc que sur une semaine nous n'avons eu que 3 jours et des miettes pour profiter de ces paysages-là sans pluie et avec du soleil, avouez que c'est dommage.

De notre balcon nous avions une vue qui vaut largement celle qu'on a depuis une tour des minguettes :

(panoramique fabriqué entièrement à la main, sans conservateur et sans colorant)

Certains d'entre vous le savent sûrement, l'inconvénient de la montagne c'est que ça monte tout le temps sauf quand ça descend, et c'était pas toujours chose aisée de motiver 7 enfants.

Alors on marchait un peu sous prétexte d'atteindre un joli coin pour pique-niquer.
Après le pique-nique, au moment où je me serais bien octroyé une sieste dans l'herbe des alpages, y en avait toujours deux ou trois pour vouloir grimper à flanc de montagne pour atteindre la cascade la plus proche.

Je suis sûr que c'était fait exprès mais les sentiers existants évitaient soigneusement les cascades rien que pour m'embêter, on grimpait, grimpait, parfois tirouquin, qui habituellement courait à l'avant, ne pouvait plus avancer et je devais le porter sur mon dos. Une fois on est redescendu carrément bredouille, une fois à moitié bredouille, une autre quelques uns d'entre nous l'ont atteint au prix d'un dangereux hors-sentier...

Puis il a plu, et neigé sur Yesterday sur le lac majeur sur les hauteurs de Courchevel, comme vous pouvez le constater sur ce montage photo "avant-après" effectué sous controle d'huissier, aussi on a lu ou fait des parties de jungle speed, certaines nièces prétendent que c'est moi qui jouais le plus mal mais c'était pour jouer plus longtemps (à ce jeu, quand tu gagnes, tu regardes les autres finir la partie, c'est idiot)

Le dernier jour, le temps est redevenu potable, on est allé voir les marmottes, pas farouches voire carrément blasées - genre elles voient 50 000 touristes par an, et plus de nationalités différentes que je n'en verrais jamais -


et ce qui est trompeur aussi en montagne ce sont les distances, là par exemple on croirait que la neige fraiche était toute proche alors on est monté, sans oxygène ni rien, on a abandonné par ci par là des enfants presque morts, le dernier à renoncer était tirouquin,

les deux vainqueurs étant filsainé et sa cousine plus jeune (que vous la regardez, vous lui donnez pas une chance avec ses 30 kilos tout mouillés mais elle fait 10 heures de gym par semaine et dévore plus que mes 3 enfants réunis alors quand elle est motivée elle vous dépose en douceur à mi-pente et vous n'avez plus qu'à la photographier au zoom pour faire croire que vous êtes allés jusqu'en haut)

On a redescendu de la neige en bas pour prouver notre succès, où elle a fondu misérablement. A la place on a acheté des glaces au refuge.
Finalement les vacances c'est pas si nul.


PS : Certainement sans s'en douter, la dite cousine prenait au pied d'une cascade la pose d'une célèbre statue, et je me suis empressé de la photographier. Elle était peut-être sirène dans une autre vie.

18 août 2007

les malheurs estivaux des autres membres de la famille, part two

Au moment même où une maladie grave et immobilisante était diagnostiquée à la tiruimobile, il advenait un peu la même mésaventure à titou le cat chez le véto.

Bilan : puces, teigne, gingivite, suspicion de leucose.

On en devina la provenance : les chats mités et à moitié à l'abandon des Voisins-qu'on-n'aime-pas-du-tout-mais-on-a-déjà-eu-assez-d'ennuis-comme-ça-avec-eux.

Des soins intensifs furent pratiqués (pas par moi, je me suis trouvé soudain d'autres occupations)

Des précautions devaient être prises, la teigne étant fort transmissible à l'homme, surtout dans sa version petit modèle, communément appelé enfant.

Pas de bol, nous devions partir une semaine dans les Alpes avec pas moins de 7 exemplaires de ce modèle, et bien entendu avec le chat, ses puces, sa teigne, etc

D'un autre côté, à part tirouquin les modèles en question étaient du type intermédiaire : ados/préados de 10 à 14 ans, et aucun chat ne devait tenir beaucoup à aller dormir dans leur dortoir (ici une photo du dortoir dans son état rangé, si si).


Au passage, fils ainé se trouva aux prises avec un ensemble de 5 filles dont quelques soeur et cousines, sans pouvoir espérer grand secours de la part de son petit frère, et ça peut surement être comptabilisé comme un malheur estival de son point de vue.

En prime vinrent un jour les mignons zenfants d'une charmante et sympathique blogueuse et eux aussi aimaient caresser les chats.
Les malheurs arrivant toujours groupés comme des nuages, la semaine à la montagne fut éclaboussée de 3 jours pleins de météo pourrie, le jour le pire étant justement celui du passage de la dite blogueuse, bousillant nos espoirs de pique-nique champêtre et de balade parmi les marmottes avec elle (même un poisson aurait refusé d'aller randonner par ce temps).

Lorsque nous rentrîmes tout contents chez nous, avec un cat à priori guéri de tout, pour nous reposer dans notre home sweet home, nous eumes la surprise de découvrir qu'une colonie fournie de puces s'y était installée et avait proliféré comme des macdo en Chine.

Avant même qu'on repère l'invasion les enfants avaient, par un secret instinct, décidé de planter une tente dans le jardin et d'y dormir, ce qui leur épargna (à eux mais pas à nous) de se faire dévorer vivants.
Que les amis des puces nous pardonnent mais nous les avons gazées sans pitié, les laissant agoniser leurs petites pattes en l'air tandis que nous étions partis, la conscience même pas tiraillée, regarder pirates des caraïbes 3 au ciné.

(le climat de cet été étant propice aux salles obscures, nous avons également vu ratatouille (pas mal) et skrek le troisième (moins mauvais que le 2))

Il semblerait que nous avons vaincu le fléau, même si je continue à avoir des démangeaisons psychosomatiques et l'impression tenace de les sentir grouiller sur moi, ces sâles bestioles affectueuses petites bêtes.

Que les amis des chats se rassurent quant à eux, je n'ai pas encore appliqué le principe de précaution en mangeant le chat préventivement.

16 août 2007

les malheurs estivaux des autres membres de la famille, part one

en commençant par la ouature familiale qui n'est pas la cinquième roue du carosse mais un membre à part entière de la famille, non mais, bien qu' elle soit de métal et plastique et non de chair et de sang comme nous-mêmes et le chat (et même ses puces mais ceci est une autre histoire que je narrerai dans quelques jours si vous êtes sages)

non content de l'exploiter pour aller pique-niquer sur le barrage de Couzon puis visiter le village de La Croix en Jarez, en chemin je lui ai éclaté un pneu sur un trottoir, sous le fallacieux prétexte d'éviter une moissonneuse-batteuse.
(le malheur des unes faisant le bonheur des autres, j'ai pu réviser comment on change une roue)


Pétri de remords j'ai insisté auprès du garagiste sympa (moi non plus je n'y croyais pas avant de le rencontrer mais ce n'est pas une antinomie) pour qu'on examine la malheureuse par en-dessous au cas où le choc aurait faussé je sais pas quoi (j'ai oublié de faire de la mécanique pendant mes études) et j'ai bien fait car ils ont découvert au passage que la courroie d'accessoire, qui avait lâché et été changée il y a 3 mois était à nouveau au bord de la rupture.
Rétrospectivement, j'avais donc bien fait d'éclater un pneu, ça m'a évité de peut-être bousiller mon moteur sur la route des Alpes quelques jours plus tard.
Je ne pouvais pas donner tort au garagiste sympa et peug*eot de ne pas vouloir s'occuper lui-même de mon monospace ren*ault car c'était justement un garagiste pas sympa et peug*eot qui avait visiblement travaillé comme un sagouin sur ma pov ouature il y a 3 mois, et finalement notre amie à 4 roues a été transportée tendrement et douillettement (merci MAIF assistance) dans un vrai garage ren*ault et soignée comme il se doit par un second garagiste sympa (les Monts du Lyonnais doivent être une sorte de micro-climat pour les garagistes sympas, ou une réserve naturelle, je sais pas, mais là ce n'est plus une coïncidence c'est un miracle, maintenant je crois en Dieu, les anges et tout)
Depuis elle ronronne comme un chat et semble heureuse de rouler à travers la France.

(le petit village de Ste Catherine/Riverie où elle a été guérie m'a rappelé moult souvenirs, c'est là que ma soeur et moi allions en vélo chercher le pain - 5 kms de montées en lacet à l'aller, 5 kms de descente en roue libre sans donner un coup de pédale au retour - pendant presque toutes nos vacances enfantines et adolescentes, mais je m'égare hein)

aparté pour les amateurs de géographie et d'histoire :

tout cela se situe dans la vallée du Gier, qui court (grossièrement) de St Etienne à Lyon, coincée entre les Monts du Lyonnais au nord et le Massif du Pilat au sud.

le barrage de Gouzon est un des plus vieux barrage-réservoir de France toujours en fonctionnement (mais c'est surtout très joli comme vous pouvez le voir).

le village de Ste Croix en Jarez est plutôt un hameau qu'un village, puisqu'il s'agit d'un ancien monastère (une Chartreuse, c'est à dire un monastère de l'ordre des Chartreux, un des ordres les plus austères qu'on ait jamais imaginé) transformé en habitations individuelles, mais on ne va pas heurter la sensisibilité de ses pas très nombreux habitants. Et en plus c'est joli aussi. (même si on s'amuse surement plus à St Tropez entre jet-setters)

13 août 2007

les malheurs estivaux de tirouquin

menus propos liminaires :

désolé pour la pause de blog, oui c'est mal, non je ne recommencerai pas, surtout maintenant que je sais que la maman d'angel s'est inquiétée, ma seule excuse c'est que je ne savais même pas que la maman d'angel me lisait (je ne sais même pas non plus si la mienne me lit mais je commence à avoir des doutes) sinon bien sûr que je n'aurais pas fait une chose pareille.
(aussi j'ai d'autres excuses : le fait que chez ma mère il n'y a qu'un ordinateur portable et vous ne le croirez surement pas mais les lettres d'un clavier de portable sont jointives ce qui fait que lorsque je veux taper un H, je tape en même temps un Y, un U, un J, un N, un G et un B, avec mes gros doigts maladroits, et puis qu'à Champagne-en-génoise* la semaine suivante cela coûte 3€ les 15 minutes de connexion internet à l'office de tourisme, ce qui est inadmissible même si j'ai les moyens, quoique tout juste compte-tenu que ça me prend en moyenne 2 heures de pondre une note que vous lisez en30 secondes)

Corps de la note

épisode 1 ou comment le père de tirouquin aurait pu se faire retirer la garde du dit tirouquin si les services sociaux étaient passés par hasard dans les monts du lyonnais.

bon c'était la veille de partir dans les Alpes, la voiture était pile réparée à temps, j'en profitais pour oublier un peu les nombreux soucis qui rident prématurément le front des peres de famille quadragénaires en vacances grâce à un volumineux roman policier que j'avais offert à mon père pour pouvoir le lire, et tirouquin oubliait son absence de soucis en jouant tout l'apres-midi dans sa tenue favorite (torse nu, à croire qu'il veut concurrencer david hasselhoff dans Alerte à Malibu) avec ses cousins ou plutot avec la piscine et le trempoline de ses cousins.

A la fin j'avais fini "echo park" et tirouquin avait pris la couleur rose barbie sur le dos, probablement parce que le trempoline il s'en servait pour s'allonger dessus sur le ventre, et la piscine pour faire pareil sur le matelas gonflable au lieu de nager ou de sauter comme les gens normaux.
La preuve qu'il n'est pas normal c'est que quand il crame au soleil à cause de son père il ne devient pas rouge vif mais rose barbie alors on se méfie moins mais c'est quand même brulé au n-ième degré tout pareil.

Le lendemain il tournait en rond sans savoir où se mettre, en souffrant visiblement comme un écureuil qui s'est pris la patte dans un piege à loup.
Entretemps sa mère m'avait fait moult reproches et je sentais bien dans son regard qu'elle pensait que je devrais faire 5 ans et 5 jours de prison pour avoir diminué l'espérance de vie de tirouquin de la même durée.

Après, tirouquin a eu des cloques sur l'épaule et elle a mis de la biafine, puis une compresse et de très longues bandes de sparadrap sur son dos pour les faire tenir, j'avais envie de dire de peut-être en mettre un peu moins mais d'un autre côté j'étais censé me faire remarquer le moins possible.



épisode 2 ou comment sa mère aurait pu se voir retirer elle aussi la garde de tirouquin si les services sociaux de Champagne-en-génoise* n'étaient pas aussi inattentifs que ceux des monts du lyonnais.

Le soir, les sparadraps ne tenaient plus coté face (poitrine) alors sa maman s'est dit qu'elle allait les enlever côté dos mais là ils tenaient et tirouquin se mettait à hurler quand elle tirait un peu dessus. J'ai suggéré timidement que ça n'urgeait pas et qu'on pourrait aussi lui faire prendre une douche pour décoller la chose sans le faire crier, par égard pour les quelques pourcentages d'audition qu'il reste encore à nos tympans.
Le lendemain matin, je ne me précipitais pas pour mettre en action mes idées, à cause de mon habituelle nonchalance et flemme naturelle, alors quand elle a vu passer tirouquin torse nu devant elle, sa mère a décidé que le meilleur moyen de l'en débarasser était de le prendre par surprise et d'enlever les sparadraps d'un coup sec, il crierait une fois notre petit douillet et ensuite ce serait fini.
Elle n'avait pas imaginé que la peau de son dos, fragilisé par le coup de soleil, partirait avec un des sparadraps.
Du coup il n'a pas crié seulement une fois mais autant qu'un écureuil qui commençait à s'habituer à son piege à loup à la patte au moment de recevoir une flèche dans l'épaule.
Je n'ai presque pas eu le temps de lui faire tout plein de reproches car elle est partie tout de suite chercher une pharmacie dans la vallée mais c'est dommage j'avais tout un tas d'allusions historiques à faire sur les mérites comparés de brûler ou d'écorcher vif (pratiques tombées en désuétude depuis le moyen-âge, on se demande pourquoi)

Par la suite elle m'a laissé faire les soins avec ce qu'elle a trouvé à la pharmacie pour ce genre de cas, mais je dois avouer que je m'en suis moyennement tiré, car il m'a fallu moi aussi poser une compresse stérile et la faire tenir avec du sparadrap, après mes échecs avec la bande autour de la poitrine (tirouquin ressemblait à une momie égyptienne ou plutot à un blessé de la guerre de 14-18 et se plaignait que ça le gênait trop, tout en le chatouillant et lui faisant mal).

J'en ai mis très peu, du sparadrap, le jour suivant je l'ai laissé mariner dans la baignoire pendant une heure ou deux, mais ça n'a pas suffit à les décoller tous sans douleur et même si je n'ai pas arraché de peau, il n'était pas ravi ravi.

Au bout du compte on a laissé tirouquin et son dos tranquille et c'était bien mieux.

Comme ça on sait que les profs n'ont pas le moindre espoir de reconversion en infirmiers.

* : tout le monde aura reconnu c h a m p a g n y en v a n o i s e