quoique
en essayant des pantalons ce matin j'ai constaté fort désappointé que le kilo supplémentaire emmagasiné pendant les fêtes m'obligeait à opter pour des tailles que ma pudeur n'interdit d'expliciter.
Heureusement que j'ai pris des bonnes résolutions en ce début d'année, même si elles tardent à faire de l'effet. Il me reste 354 jours après tout.
J'avais réfléchi longuement 10 minutes sur ma balance le 1er janvier.
Et restreint les solutions à 2 :
a) cesser de goûter avec les enfants et de grignoter sur le coup de minuit devant mon ordi.
b) faire du sport (presque) tous les jours.
De deux maux choisis le moindre, j'avais opté pour le b).
Et commencé de faire un jogging (presque) tous les matins.

En rêvassant au succès que j'aurais avec mon livre :
J'allais être riche et célèbre.
Les femmes m'écriraient des lettres de remerciements épanouies.
Je recevrais des fleurs et des chocolats (et prendrais encore 1 kilo).
Je passerais à la télé.
Ségolène m'inviterait à l'Elysée.
Et puis, ayant oublié que le mieux est l'ennemi du bien, en plus du nouveau pantalon de jogging, j'ai eu l'idée de courir avec des chaussures moins abimées et moins trouées de partout, surtout en cette saison pourrie où il pleut au lieu de neiger, avec donc des chaussures toutes neuves, encore immaculées, ne connaissant de la boue que des légendes racontées au coin du feu dans les rayons du supermarché.

Je sentais bien que j'avais un peu mal aux norteils vers la fin de mon jogging mais je n'avais pas prévu ça :
Maintenant que la souffrance (relative) m'a rattrapé (je courais trop vite pour elle, sans doute), je dois renoncer à mon jogging quotidien et, comme Perrette, à la fortune trop tôt imaginée.
Il ne me reste plus qu'à attendre que mes ongles finissent de noircir et tombent, définitivement morts, retournant à la poussiere dont ils s'étaient tirés à la force des pieds.
Et repoussent tout roses.
C'est décidé, en 2008 je fais du sport.
Moralité : si vous voulez devenir riche et célèbre, ne courez pas avec des chaussures neuves de supermarché.













































