Toute plainte pour négligence de blog sera à adresser surtout à Nin', qui m'a fait découvrir Janet Evanovich, grâce à (ou à cause de) qui je rigole un livre à la main au lieu de raconter nos vacances.
ça m'a fait penser que pour les américains les deux ingrédients d'une bonne histoire sont le sexe et le sang.
avec beaucoup d'humour par dessus, dans le cas des aventures de Stephanie Plum.Peut-être je devrais user des mêmes recettes, mais mettre du sexe sur mon blog euh...
A défaut vous aurez du sang :
Il y a maintenant presque 10 jours, sans enfant, nous avions décidé tardivement (17h) d'entreprendre une randonnée trouvée sur le site du Monde :
Le tour de la presqu'île de Logonna-Daoulas(j'ignore si ça fait monstre stylé - copyright Lalaith - ou parigot branchouille de faire les randos du Monde mais à la vérité c'est le hasard et google qui ont fourni le résultat en demandant "balades Daoulas")Et entre parenthèse, c'est complètement idiot de la part du Monde de mettre le texte de la balade sans la carte qui va avec, heureusement que nous avions une carte igéenne avec nous.
Comme je suis gentil, je vous rajoute le plan de la rando, si des fois qq'un voulait la faire.

C'était assez audacieux de commencer une balade de 3 heures à ce moment-là de la journée et avec les menaces d'orage dans l'air.
(mais les mânes de Danton murmuraient de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace )Après l'inévitable bout de route, le sentier cotier s'enfonçait tout de suite dans le calme et le silence.
A part quelques cris d'enfants par moments, on n'entendait rien, peut-être les gens et l'océan ont en commun de méditer en fin d'après-midi;
on n'aurait jamais cru qu'on se trouvait à 15 minutes à vol de mouette ou à roues de voiture d'une ville de 150 000 habitants, sur un littoral hautement touristique, en pleine saison. Surement que les touristes ne se répartissent pas de manière homogène en Bretagne mais s'agglutinent comme les grumeaux de la soupe cosmique au début des temps.
Le sentier montait, descendait, tournait, suivant les aléas de la falaise et la découpe de la côte, aussi déchiquetée qu'une fractale, les anses succédaient aux caps, et les caps aux criques, jusqu'à la pointe la plus extrême, la pointe de Bindy.
Là le sentier jetait à peine un oeil aux deux iles puis remontait vers le nord-est.
C'était un peu frustrant, d'abord elles nous cachaient une bonne partie de la vue escomptée, ensuite elles n'avaient même pas le caractère de vraies îles, une langue de terre joignait le continent à la première et une langue de rochers joignait la première à la seconde.

Les îles ne sont elles-mêmes que deux gros rochers dont on pouvait visiblement faire le tour en crapahutant sur la ceinture de rochers émergés, sous la falaise, en 10 minutes.
En plus j'adore crapahuter sur les rochers, malgré quelques expériences passées et douloureuses.
J'ai donc abandonné femmes et enfants (1 femme, 0 enfant) et entrepris d'atteindre la vraie pointe de la presqu'île.
Je passais rapidement sur la seconde île et commençait à en faire le tour. Vu de près elle était bien plus grande que de loin. Le temps passant, je constatais que je m'étais bien planté dans mes estimations et me demandais quand j'arriverai à la pointe en question, sans même parler de faire la seconde moitié du trajet, mais je ne voulais pas rebrousser chemin, une question d'honneur ou d'hormones, je ne sais pas exactement.
La seconde mauvaise surprise c'est que la ceinture de rochers émergés était de plus en plus moyennement émergée du côté qui était invisible de la côte. Et de plus en plus recouverts d'algues en tout genre, les rochers. Peut-être aussi que la mer montait, remarquez.
Comme c'était prévisible, pressé par le temps, et sur des rochers humides avec des algues glissantes, je me plantais en beauté, prouvant à cette occasion la supériorité du granit sur la chair. Juste avant d'atteindre la pointe de l'île, d'où je pus admirer (?) d'une certaine distance, la base de sous-marins de l'île Longue, sans voir un seul sous-marin évidemment. Et aussi juste avant de devoir me mouiller jusqu'à mi-cuisses, faute de rochers pour continuer ma route. L'eau de mer c'est super sur les écorchures, d'ailleurs si je dois un jour arracher des secrets à un prisonnier, je me contenterais de granit et de sel.

Pendant l'aventure le vent s'était levé et la mer n'était plus calme du tout, comme si Poséidon ou un type du genre était mécontent et voulait me punir de mon excès d'orgueil (
hubris pour les intimes).
J'ai achevé plus lentement le tour des îles de Bindy.
La fin de la balade a été sans incident notable, sauf qu'elle a duré presque 4 heures au lieu de 3, mais ça c'était pas gênant,
Grey's anatomy ne commençant qu'à 22h30.
Le plus gênant c'était que j'ai du éviter de me baigner les jours suivants, préférant laisser ma jambe se remettre de ses émotions sans rajouter du sel dessus.

Et lors de la balade suivante, à Portsall, je n'ai pas fait l'andouille, curieusement.